Kehinde Wiley : le peintre de L.A

Les peintures de Kehinde Wiley sont magnifiques. Ses oeuvres d’art racontent une histoire. C’est en novembre dernier, que j’ai découvert l’univers de Kehinde Wiley au Petit Palais, à Paris. Telle une touriste, je me pavanais avec mon appareil photo et mon portable pour prendre des photos. Au final, les photos seront uniquement prises avec mon portable. Aux oubliettes l’appareil photo!

 Kehinde Wiley, Lamentation: Par un casting de rue, des individus de peau noire ou métisse, excluent « des représentations du pouvoir » de la société américaine deviennent des muses pour le peintre. L’identité noire, la culture populaire, la puissance sont exprimées dans ces peintures.

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Benda Bilili : eza* très très fort !

En ces jours pluvieux et venteux, rester au chaud chez soi est la solution idéale. J’en ai profité pour regarder Benda Bilili. Sans vouloir jeter des fleurs aux réalisateurs, ce documentaire est totalement G É N I A L I S S I M E !19481047

Benda Bilili, l’histoire

Benda Bilili, c’est un orchestre originaire de la République Démocratique du Congo. Le groupe est composé essentiellement de membres atteint de la polyomyélite. Doté d’une force impressionnante et d’une motivation inimaginable, le Staff Benda Bilili me fait vibrer de plaisir.

Ce documentaire retrace le parcours de ces musiciens. On découvre comme eux un talent : Roger. Un génie de la musique. Jeune garçon errant dans les rues kinoises. Il joue au satongue. Son destin se transforme. Une rencontre provoquée par les réalisateurs entre Papa Ricky (le leader du groupe) et Roger va faire du jeune homme, une nouvelle recrue du groupe.

Répétitions, enregistrements, malchances, incendie : l’aventure pour le groupe semble compromise. Un an plus, tard leur album est produit. Succès garantit !

Benda bilili, au quotidien

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Benda Bilili, c’est plus qu’un simple documentaire. C’est une prise de conscience sur leur vie kinoise. La misère des shegueyleur maladie, la souffrance et la joie y sont exposées. À travers leurs chansons, Polio notamment, on ressent leur message : le manque de vaccin à Kinshasa.

Kinshasa la belle. Le jour et la nuit elle abandonne ses sheguey. Ces enfants de la rue livrés à eux même qui mendient et volent pour pouvoir survivre. À défaut de quoi, ils récoltent des dollars en poussant les trycicles des Benda billili.

Entre peine, joie, amour, musique, persévérance et courage ce film nous fait ouvrir les yeux : il faut toujours garder espoir !

* Eza : c’est

Il était une fois, les Vines

C’était 6 secondes de rire. C’est désormais la fin des Vines.

J’ai appris cette triste nouvelle sur Twitter. Vine, ancienne filiale de Twitter, n’existera plus. Plus jamais.

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Mon mémoire de recherche sur les Vines. Oui, je suis nostalgique.

En ce moment, tout disparaît. Apple annonce que l’Iphone 4 sera obsolète dès le 31 octobre et là, c’est Twitter qui met une croix à Vine. Bon, tant pis. Toutes les choses ont une fin.

Description du Vine :

Les vines s’étaient des vidéos sociales de 6 secondes avec un storytelling précis. Partagées et diffusées en boucles sur les réseaux sociaux, cette application a été le propulseur de nombreux talents. Jérôme Jarre, Jaymax, Noah Lunsi ou encore Sacko The Comedian la créativité de ces vineurs leur a permis de passer de l’individu lambda à des personnalités reconnues.

Souvenez-vous lors de mon entretien avec Sacko The Comedian

« Moi : Pourquoi as tu choisi le format Vine plutôt que Youtube ? 

S: « Je pense que les vines c’est mieux parce que tu as un laps de temps. T’as 6 secondes pour faire rire quelqu’un. Alors si tu y arrives ça veut dire que t’es fort. 6 secondes pour faire rire quelqu’un c’est pas donné à tout le monde. D’autant plus qu’ avec les vines c’est  beaucoup plus rapide et facile. On peut le faire n’importe où et n’importe quand dans le métro par exemple. »

Adieu, Vine.

 

Americanah de Chimamanda Ngozi Adichie

Ma collection d’Adichie.

523 pages. C’est la première fois que je lis un roman aussi long! Pourtant, les nombreuses pages ne m’ont absolument pas découragé. 523 pages où, on voyage et on savoure une histoire qui nous fait transporter dans trois pays : le Nigéria, les États-Unis et l’Angleterre.

Americanah est le troisième roman de Chimamanda Ngozi Adichie. Traduit en 30 langues, récompensée par de nombreux prix, l’auteure donne du renouveau à la littérature africaine.

Qu’est-ce que une « Americanah »?

Je vais vous le spoiler. Comme les fans de The Walking Dead n’arrêtent pas de soipler la série depuis ce début de semaine, alors pourquoi pas moi?🙂 Une americanah est une fille qui quitte le Nigéria pour s’installer aux États-Unis. Après avoir vécu un certain temps au Nigéria, elle s’américanise. Dans ce roman, l’americanah est Ifemelu.

– Chapitre XVII , p.199 : «  Ifemelu décida de cesser de prendre l’accent américain un jour ensoleillé de juillet, le jour où elle rencontre Blaine. Un accent convaincant. Elle l’avait perfectionné en écoutant avec attention ses amis ou les présentateurs des informations, avec les t voilés, le roulement crémeux des r, les phrases qui commençaient par « donc » et la réponse susurrée « Oh, vraiment », mais c’était un acte conscient, un acte de volonté. »

Peut-être s’américanise-t-elle un peu trop? Ifemelu, personnage principale du roman quitte le Nigéria pour poursuivre ses études chez Tante Uju à Philadelphie. Obinze, son amoureux, n’est pas inquiet. Il va la rejoindre. Visa refusé, il tente sa chance en Angleterre. Expulsé, direction Lagos illico où il est désormais dans les affaires. Le contact entre les deux amoureux est rompu. Quant à Ifemelu, après plusieurs galères elle devient une blogueuse très sollicitée dans le milieu universitaire notamment. En tant que noire qui plus est africaine, elle analyse un racisme ordinaire dans cette amérique. Son blog Raceteenth traite des problèmes de races aux États-Unis.

L’auteure nous faire prendre conscience que quitter son pays natal pour se « chercher » en amérique n’est pas chose facile. En effet, au Nigéria, Ifemelu ne se posait pas la question d’être noire. Tandis que, dans le pays de l’oncle Sam, la race et la classe sociale ont une importance place dans la société.

Discrimination à l’embauche, racisme : il faut s’adapter.Perdre son accent africain? Perdre son identité pour mieux être intégré dans la société? Ifemelu rentre chez les siens.Quinze ans aux États-Unis et toujours une amérique meurtrie par les problèmes raciales.

Je vous recommande ce roman entre rire et questions sociétales vous allez être servi!

« Pourquoi nous détestent-ils, nous les noirs ? »

« La musique nègre c’est l’expression de l’âme des populations de race congoïde. »

Vous ne rêvez absolument pas ! En effet, nous sommes bel et bien en 2016, et on peut encore et toujours entendre de telles absurdités. Je balance : ce sont les propos d’ Henry De Lesquen, président de Radio Courtoisie et candidat à la primaire de la droite 2017. Demain, le 3 octobre, Planète + diffusera le documentaire « Pourquoi nous détestent-ils, nous les noirs ? ». Je ne connaissais pas ces documentaires, mais l’extrait de l’épisode de demain a suscité une vague d’indignation sur les réseaux sociaux (vous saurez pourquoi au fur et à mesure de la lecture). Buzz virale, puisque 1,8 millions d’internautes ont vu l’extrait sur Facebook.

Décryptons la phrase de Lesquen :

« La musique nègre c’est l’expression de l’âme des populations de race congoïde. » 

Pour ce monsieur, la musique donc « nègre » serait « chargée de sexualité » qui plus est avec « un rythme sexuel »Il pourra donner tous les arguments qu’il veut pour défendre ses opinions, mais ce qu’il dit est totalement faux. D’ailleurs, je vous invite à lire mes billets sur la rumba congolaise et la musique mandingue qui contre-attaquent les propos du monsieur. Puis, je me suis posée cette question. Pourquoi employer le mot nègre et pas noir tout simplement ? La connotation on le sait est péjorative. La définition de nègre chez Larousse:

Le mini Larousse.
Le mini Larousse.

On dit que la race n’existe pas ! Aucune race existe si ce n’est que l’être humain ! Donc Larousse, il va falloir rectifier ça, le plus vite possible.

Puis, c’est en ayant fait une courte visite sur le site de Lesquen que j’ai compris pourquoi il n’arrivait pas à utiliser le mot noir. Il n’ y aurait pas un noir mais il existerait trois races de noirs : la race capoïd, congoïde et australoïd. L O L, Tonton tu vas loin deh ! (c’est plus fort que moi là c’est trop, comprenez moi!)

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Laissons cet épisode. Ce monsieur prône aussi « le racisme positif ». Une antithèse, un mensonge ou encore une mascarade. Dans ce cas là, pourquoi ne pas prôner également le fascisme positif, l’antisémitisme positif. Le racisme positif c’est comme la discrimination positive. Ce sont des concepts  dépourvus de sens, le néant total. J’oubliais, le racisme positif tirerait sa source de « la conscience raciale » tandis que « les nègres auraient une conscience aiguë » . What the f***?  Passons.

La réimmigration, nouveau concept inventé par Lesquen. La réimmigration est un néologisme.  En vérité, comme tout les concepts de Lesquen.  Pour le plaisir des yeux, on va en parler rapidement. Je cite « les populations qui sont en France et qui se sont pas assimilés […] » doivent s’en aller et « l’installation massive en France de race noir n’est pas compatible avec notre identité nationale. La mélanisation de la France […] ». Je m’arrête là car je suis prise d’un énorme fou rire !!!!!!!!!!!

Assimilation : renonciation à sa culture d’origine

Intégration: implique un lien social sans renoncer à sa culture d’origine

Juste pour terminer, les immigrés de France doivent s’intégrer et non pas s’assimiler sinon quel est l’intérêt du multiculturalisme?

Baya ou porte-jarretelles à l’africaine

Chérie mets moi à l’aise !

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Les hommes et les femmes se séduisent avec un sourire, des mots, du parfum ou de la lingerie. Tout est bon pour laisser son empreinte à l’autre.

Pour séduire leurs maris, de nombreuses femmes africaines arborent avec fierté des bayas autour de la taille.

Kézako le baya?

Le baya ou bin-bin est un collier confectionné généralement en Afrique de l’Ouest avec des perles qu’on met  autour de la taille. Il ne s’agit pas là d’un simple collier… car le baya est aphrodisiaque. Oui, il stimule le désir sexuel ! 

Un souvenir me vient en tête. Un voyage. C’était en 2007. Je découvre pour la première fois le continent africain. Je suis au Mali, dans la capitale : Bamako. Je me soucie guère des mœurs de la société malienne – je suis une simple touriste. Me baladant dans les rues bamakoises, j’entends des filles qui ricanent tout en me regardant. Puis, une autre fille vient m’aborder me disant qu’on voit mon baya. C’est mal vu, selon elle. Je m’empresse de le cacher sous mon tee-shirt… Bref. Léger malaise car j’ai transgressé une règle sur le baya, chose qui me paraissait sans aucune importance.

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Les 3 principales règles à savoir :

  • Régle n°1 : tu ne montreras ton baya à personne si ce n’est à ton mari.
  • Régle n°2 : pantalon taille basse tu éviteras afin qu’on ne voie pas ton baya.
  • Régle n°3 : grâce à ton baya ton mari tu garderas.  (d’après les on dit)

Vous l’avez bien compris, le baya a aussi une signification sexuelle.

Pourquoi aimer le baya?

  • Il offre un beau déhanché.
  • Il permet d’affiner la taille.
  • Le prix est abordable.

Certaines, imprègnent dans leur baya du thiouraye  ou du wusulan ( de l’encens préparé au Sénégal et Mali) pour que cela ait un effet sensuel.

 

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De l’encens à l’africaine.

Le baya n’est donc pas un tue-l’amour et en plus il fait le bonheur des vendeuses, des femmes et des hommes. D’ailleurs, la diva ivoirienne Aicha Koné dans son titre Baya fait l’éloge de cette ceinture de taille :

Yougouba baya youbouba ( secoue ton baya secoue)

deni la baya yougouba ( la fille secoue son baya)

soungourou bémin la tcheminan tchogo (l’astuce de la fille pour garder son homme)

Pourquoi les noirs courent vite?

Personne ne peut le nier. Les noirs courent vite. Au sprint, au marathon ou encore au basket, les noirs sont doués à ces sports. Le jamaïcain Usain Bolt nous l’a prouvé durant les derniers Jeux-Olympiques de Rio. D’autres jamaïcains aussi nous l’on prouvé, les afro-américains également et les kenyans .

2016 Rio Olympics - Athletics - Semifinal - Men's 100m Semifinals - Olympic Stadium - Rio de Janeiro, Brazil - 14/08/2016. Usain Bolt (JAM) of Jamaica looks at Andre De Grasse (CAN) of Canada as they compete. REUTERS/Kai Pfaffenbach TPX IMAGES OF THE DAY FOR EDITORIAL USE ONLY. NOT FOR SALE FOR MARKETING OR ADVERTISING CAMPAIGNS. - RTX2KUAJ

Donc, je me suis posé cette question en regardant avec attention les épreuves d’athlétisme aux J-O, pourquoi courons-nous vite?

Plus jeune, j’avais deux théories que je vais vous dévoiler :

  • on cours vite car nous avons beaucoup de globule.
  • on cours vite car durant l’esclavage les noirs couraient avec toute leur âme pour fuir les négrier, donc nos ancêtres nous on donné ce don.

Bon, ces théories n’ont pas été vérifié … qui sait pour la seconde j’ai peut-être raison ?

Pendant les J-O, Usain Bolt m’a surprise. Il est trop rapide! Il est à l’aise. Lors d’une épreuve de sprint, il faut le préciser tout de même un français ( (un blanc) je précise car un français n’est pas forcément blanc) Christophe Lemaitre est arrivé troisième face à Bolt. Bravo l’artiste!

Je reviens au cas du noir, rire. Nous sommes rapides car d’une part, nous avons un taux de testostérone plus élevé que les blancs et, d’autre part, on a une musculation spécifique. Tout ça rien que pour nous. La génétique nous a gâté. Rien n’y fait, c’est scientifique. Le noir sera toujours le plus fort au sprint … sauf cas de force majeur.

 Maintenant, je vais classer quels types de noirs courent vite. Ceci est mon opinion – à prendre avec des pincettes. Les jamaïcains sont les numéros 1 car dans le pays, la culture de l’athlétisme est fort présente. Dès l’école primaire, les enfants pratiquent ce sport. D’ailleurs c’est en primaire que Bolt a été repéré. Les second sont les afro-américains. Les troisièmes sont les africains. En fait, pour les africains il y a deux types de coureurs. ET oui, le classement n’est toujours pas fini. Ici, je suis d’accord avec le journaliste Jon Entine auteur du livre Taboo : Why Black Athletes Dominate Sports And Why We’re Afraid. Pour lui, les meilleurs coureurs sont les Est-africains et les Ouest-africains. J’entends déjà les hurlements lol, même si chers lecteurs tu ne proviens pas de cette région je ne doute absolument pas de ta capacité à courir aussi vite que moi.

Les Est-africains en l’occurrence : éthiopiens, somaliens, djiboutiens, kenyans sont des as du marathon. Particulièrement les kenyans, car il y a beaucoup de centres d’entraînement là-bas et les enfants Maasaï marchent près de une heure par jour pour aller à l’école. Qu’il pleuve, qu’il vente ces enfants sont habitués à de longues distances. C’est un cas, je sais.

Les Ouest-africains sont plus rapides sur de courtes distances (400,200 ou 100 mètres). Moi, j’ai constaté durant ces J-O trois sprinteurs ivoiriens et une nigériane : ils courent vites les loulous ! Les Est-africains sont donc plus endurants tandis que les Ouest-africains sont plus rapides.

Voilà, c’est dit on court vite.

Kenya : élection de Miss Bumpy Bum

Je vous le disais déjà dans le billet Ronde ou mince: quel canon de beauté? que beaucoup d’hommes noirs apprécient les femmes aux formes voluptueuses. Je vais encore vous le prouver. Figurez-vous qu’un concours inspiré du Brésil a fait irruption au Kenya. Il ne s’agit pas d’un concours de beauté comme les autres. C’est un concours de fesse, de bobaraba, de Bumpy Bum.

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Les candidates au défilé bikini.
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La gagnante.

C’est simple. La femme au derrière imposant remporte le titre de Miss Bumpy Bum. Tout au long de l’élection, le show est bien là. Artistes locaux, prestations scéniques, défilés des candidates en bikini ou string, vêtements extrêmement collés prêt du corps : tout est tout much.

Petit aperçu de concours pour les plus de 18 ans:

Que dire?

A vrai dire, je comprends pas comment on peut mettre en oeuvre une telle élection. Elle ne fait pas l’éloge de la femme si ce n’est que de faire saliver le public masculin en plein extase. Grosso modo, l’unique but de cette élection est de noter des fesses. D’accord. On me dira qu’il s’agira uniquement d’un divertissement. Je pense pas. Ce concours transmet un message dévalorisant de la femme. On a l’impression que la femme devient un objet, un objet maniable, un objet soumis. Elles sont certes libres de faire ce qu’elles désirent. Par contre, je pense aux conséquences de cette participation. Un peu de dignité …

Koffi Olomidé : Na za selfie !

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Peut-être que vous avez déjà écouté (ou étiez-vous contraints de l’entendre un peu partout) la chanson au fameux refrain « Ekoti te » sur Trace africa, Africa n°1, dans les mariages africains et les anniversaires. Si c’est le cas, je sais que avez fait un selfie avec votre portable dès ce refrain:

« Kanga photo! Zua ngai photo. To seka mukie. Buka kingo. Ekoti te. »*

La chanson de Koffi Olomidé Selfie a fait le buzz. Un buzz viral, bon pour les affaires du chanteur congolais.  En effet, la vidéo a atteint plus de 8 millions de vues. Je pense que c’est du jamais vu pour un artiste congolais. En même temps, vous me direz il s’agit de Koffi Olomidé l’artiste panafricain par excellence. Loi, Abracadabra son pedigree est immense. Il a pris la relève des anciens artistes congolais (mais ne les a pas remplacé ). Oui! Jeter un coup d’œil dans « Chassons en rumba les Mario » .

Aujourd’hui, avec les réseaux sociaux, les buzz se créent rapidement. C’est le cas pour Selfie. La chanson a fait le buzz grâce au #EkotiteChallenge notamment :

Beaucoup de personnalités ont participé au #EkotiteChallenge comme Matt Pokora, Blaise Matuidi et une immense vague d’internautes. Même la police s’y met:

Koffi Olomidé ou ceux qui s’occupent de sa communication ont tout compris. Le buzz marketing de la chanson a été phénoménale. Il a juste suffit d’une créativité sans forcément dépenser un euro. Le pari a été gagné puisque non seulement ce #Ekotitechallenge a eu de nombreuses retombées médiatiques et au final la chanson a fait parler d’elle.

Prenons exemple sur Tonton Koffi oh !

*Prends moi en photo. Qu’on rigole un peu. Penche un peu ton coup. C’est pas enregistré.

Amour, gloire et mèches brésiliennes : le trio gagnant.

Non, je ne vais pour vous parler d’une telenovela et encore moins d’un soap opera mais bel et bien des mèches brésiliennes.

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Ces mèches brésiliennes, indiennes, malaisiennes ou encore péruviennes qu’arborent de nombreuses femmes noires, dont moi, mais pas que. Vous souvenez vous du montant ahurissant des dépenses de la femme noire en faux cheveux ou « extension ». Certains diront que ce mot fera plus classe. Peu importe. Ce business fait des heureux et des heureuses. D’où ce titre digne d’un feuilleton télé « Amour, gloire et mèches brésiliennes ».

Amour, car les cheveux brésiliens ou indiens sont appréciés par leur finesse et leur qualité. D’ailleurs, personnellement je ne vois pas trop la différence entre ces deux types de cheveux … Par contre, ce qui est certains, c’est que dès que je vais au quartier de la Chapelle, à Paris je contemple les cheveux des sri-lankaises et des indiennes.

Amour, car que ferai-je sans mes brési ? Comme je les nomme si bien. J’exagère, je ne néglige jamais mes cheveux crépus, mais il est vrai que la tendance brésilienne m’a eu .

Gloire, car les entrepreneurs indiens et chinois qui dominent ce marché ne manquent pas de jugeote pour attirer une clientèle internationale notamment grâce aux différentes qualités de cheveux qu’ils proposent.

En effet, aujourd’hui ces cheveux sont exportés partout dans le monde. Le business ne cesse d’accroître car l’offre et la demande sont présentes.

Ne faudrait-il pas remercier le gouvernement indien pour ce business fructueux? Certainement. Auparavant, les cheveux récoltés dans les temples indiens étaient brûlés or, dans les années 90, le gouvernement a mis en place une loi interdisant de les brûler à cause de la pollution. Ainsi donc, la vente a été une excellente alternative face à cette restriction.