Ça se passe chez moi

Foot avec la Can 2017

1,2,3 Viva la Can 2017 !

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La  Can 2017 débute ce samedi au Gabon. Un mois de compétition qui va faire vibrer tout le continent africain .

Peine, tristesse, joie et amour : un menu riche sera livré à chaque match. Parole d’amatrice de football !

Je suis toute enjouée à l’idée de suivre cette compétition. C’est l’ambiance qui est magnifique! L’été 2016, avec l’Euro à Paris c’était géant! Malgré la défaite de la France face au Portugal, j’ai vécu à 100 % la compétition. D’une part, en tant que vendeuse à la fan zone et d’autre part, en ne manquant aucun match de la France.

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Fan-zone de Paris … à 50 secondes du but qui va faire bouder toute la France

Pourquoi ne pas rater la Can 2017 ?

  • La Can, c’est rien que du foot mais tout le monde devient fou 🙂 .
  • Bars ou restaurants tout les supporters sont là.
  • La diaspora africaine en France se rassemble pour défendre sa nation.

Que le meilleur gagne !  Kany 

 

Ça se passe chez moi

Sexy ou vulgaire : attention aux yeux !

Sexy et vulgaire, sont deux mots opposés. Deux mots qui transgressent certaines limites, parfois.

Blac Chyna, la star américaine avec un legging.
©Steve Ginsburg keith@ginsburgspalyinc.com
ginsburgspalyinc@gmail.com

L’une de mes phrases préférées est « je suis à l’aise avec moi même ». Par contre, quand je passe dans certains endroits notamment à Saint-Denis ou Gare du Nord dans ma tête c’est WTF*!

Cette onomatopée définit mon étonnement. Bouche bée, mes « sœurs noires » ont franchit le stade du sexy pour la vulgarité. Une vulgarité gênante pour mes yeux mais, sans aucun doute agréable et piquante pour de nombreux hommes.

Analyse :

  • A Saint-Denis, la ville des fameux « collant-collés », comme dirait Dj Léo : « entre celui qui a crée l’avion et le collant qui est le plus dangereux? C’est le collantier. ». Porter un legging quand on a un gros postérieur c’est à bannir. Oui à bannir ! C’est trop vulgaire. Certes, tout le monde verra votre derrière et voudra probablement vous accostez … du moins les hommes, mais le legging n’est pas un PANTALON !

Pensait-elle être sexy?

Chacun a sa propre définition de la vulgarité. Mettre un décolleté énorme pourrait être vulgaire, d’autres penseront qu’au contraire porter un legging quand on a un gros postérieur n’est absolument pas vulgaire. La vulgarité, c’est une attitude volontairement provocante. Insulter, c’est aussi être vulgaire. Tandis qu’être sexy, c’est être attirante, élégante.

Les conseils ici pour être sexy sans toucher à la vulgarité.

*WHT : what the fuck  peut-être définit comme c’est quoi ce bordel en français

Ça se passe chez moi

Il était une fois, les Vines

C’était 6 secondes de rire. C’est désormais la fin des Vines.

J’ai appris cette triste nouvelle sur Twitter. Vine, ancienne filiale de Twitter, n’existera plus. Plus jamais.

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Mon mémoire de recherche sur les Vines en 2015. Oui, je suis nostalgique.

En ce moment, tout disparaît. Apple annonce que l’Iphone 4 sera obsolète dès le 31 octobre et là, c’est Twitter qui met une croix à Vine. Bon, tant pis. Toutes les choses ont une fin.

Description du Vine :

Les vines s’étaient des vidéos sociales de 6 secondes avec un storytelling précis. Partagées et diffusées en boucles sur les réseaux sociaux, cette application a été le propulseur de nombreux talents : Jérôme Jarre, Jaymax, Noah Lunsi ou encore Sacko The Comedian. La créativité de ces vineurs leur a permis de passer de l’individu lambda à des personnalités reconnues.

Souvenez-vous lors de mon entretien avec Sacko The Comedian:

« Moi : Pourquoi as-tu choisi le format Vine plutôt que Youtube ? 

S: « Je pense que les vines c’est mieux parce que tu as un laps de temps. T’as 6 secondes pour faire rire quelqu’un. Alors si tu y arrives ça veut dire que t’es fort. 6 secondes pour faire rire quelqu’un c’est pas donné à tout le monde. D’autant plus qu’ avec les vines c’est  beaucoup plus rapide et facile. On peut le faire n’importe où et n’importe quand dans le métro par exemple. »

Adieu, Vine.

 

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Pourquoi les noirs courent vite?

Personne ne peut le nier. Les noirs courent vite. Au sprint, au marathon ou encore au basket, les noirs sont doués à ces sports. Le jamaïcain Usain Bolt nous l’a prouvé durant les derniers Jeux-Olympiques de Rio. D’autres jamaïcains aussi nous l’ont prouvé, les afro-américains également et les kenyans .

2016 Rio Olympics - Athletics - Semifinal - Men's 100m Semifinals - Olympic Stadium - Rio de Janeiro, Brazil - 14/08/2016. Usain Bolt (JAM) of Jamaica looks at Andre De Grasse (CAN) of Canada as they compete. REUTERS/Kai Pfaffenbach TPX IMAGES OF THE DAY FOR EDITORIAL USE ONLY. NOT FOR SALE FOR MARKETING OR ADVERTISING CAMPAIGNS. - RTX2KUAJ

Donc, je me suis posé cette question en regardant avec attention les épreuves d’athlétisme aux J-O, pourquoi courons-nous vite?

Plus jeune, j’avais deux théories que je vais vous dévoiler :

  • on court vite car nous avons beaucoup de globules.
  • on court vite car durant l’esclavage les noirs couraient avec toute leur âme pour fuir les négrier, donc nos ancêtres nous on donné ce don.

Bon, ces théories n’ont pas été vérifié … qui sait pour la seconde j’ai peut-être raison ?

Pendant les J-O, Usain Bolt m’a surprise. Il est trop rapide!  Lors d’une épreuve de sprint, il faut le préciser tout de même un français ( (un blanc) je précise car un français n’est pas forcément blanc) Christophe Lemaitre est arrivé troisième face à Bolt. Bravo l’artiste!

Je reviens au cas du noir, rire. Nous sommes rapides car d’une part, nous avons un taux de testostérone plus élevé que les blancs et, d’autre part, on a une musculation spécifique. Tout ça rien que pour nous. La génétique nous a gâté. Rien n’y fait, c’est scientifique. Le noir sera toujours le plus fort au sprint … sauf cas de force majeur.

Maintenant, je vais classer quels types de noirs courent vite. Ceci est mon opinion – à prendre avec des pincettes. Les jamaïcains sont les numéros 1 car dans le pays, la culture de l’athlétisme est fort présente. Dès l’école primaire, les enfants pratiquent ce sport. D’ailleurs, c’est en primaire que Bolt a été repéré. Les second sont les afro-américains. Les troisièmes sont les africains. En fait, pour les africains il y a deux types de coureurs. Pour le journaliste Jon Entine, auteur du livre Taboo : Why Black Athletes Dominate Sports And Why We’re Afraid, les meilleurs coureurs sont les Est-africains et les Ouest-africains. Je pense être d’accord avec lui. J’entends déjà les hurlements. Même si chers lecteurs tu ne proviens pas de cette région je ne doute absolument pas de ta capacité à courir aussi vite que moi.

Les Est-africains en l’occurrence : éthiopiens, somaliens, djiboutiens, kenyans sont des as du marathon. Particulièrement les kenyans, car il y a beaucoup de centres d’entraînement là-bas et les enfants Maasaï marchent près d’ une heure par jour pour aller à l’école. Qu’il pleuve, qu’il vente ces enfants sont habitués à de longues distances.

Les Ouest-africains sont plus rapides sur de courtes distances (400,200 ou 100 mètres). Moi, j’ai constaté durant ces J-O trois sprinteurs ivoiriens et une nigériane. Les Est-africains sont donc plus endurants tandis que les Ouest-africains sont plus rapides.

Voilà, tout est dit on court vite.

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1 mariage et 1 lune de miel avec la kola

Qui n’aime pas bouger les reins dans les mariages ? Qui n’aime pas manger à gogo lors des mariages ? Moi, si.

Pourtant, avant ce moment de bonheur, tradition oblige, il faut nécessairement la kola. Méfiance! Je ne parle absolument pas de la boisson Kola, mais bel et un bien du fruit qui provient du kolatier.

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Des kolas jaunes et rouges bordeaux.

En Afrique de l’Ouest, région où l’on produit le plus cette noix, il détient une grande importance culturelle et sociale. En effet, ce fruit est convié à chaque grande cérémonie. Plus généralement, ce sont les groupes ethniques mandingues partageant une culture très similaire qui l’utilisent surtout lors des mariages, des fiançailles, des naissances tout comme les yorubas, les haoussas et les igbos du Nigeria.

Certes, je ne suis pas encore mariée, mais ce fruit depuis toute jeune je le vois au moins une à deux fois tous les trois mois chez moi. Ayant goûtée ce fruit, je n’apprécie absolument pas son goût amer. Or, mon père le mâchouille tel un chewing-gum. Comme on dit, les goûts et les couleurs ne se discutent pas. A chacun sa friandise.

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Revenons, à nos kolas.

Avant le mariage, le futur marié va acheter une grande quantité de kolas afin de les donner aux parents de la mariée. Quant à eux, ou plutôt la mère de la mariée elle s’occupe de diviser les kolas dans des sachets individuelles avec des pièces de monnaie et des bonbons. Le partage des kolas est alors distribué aux familles et aux amis lors d’une cérémonie qui va célébrer l’union. A vrai dire, je ne pourrai pas vous dire d’où vient cette tradition de donner la kola mais, je sais qu’elle demeure très ancrée encore aujourd’hui.

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Langage hybride : un multiculturalisme à la française

 La France est doté d’un fort multiculturalisme. C’est ça qui fait sa richesse.

Ce multiculturalisme se manifeste dès lors qu’on traverse les rues parisiennes et banlieusardes. Oui, moi, en tout cas, à chaque coin de rue je le rencontre à travers des visages caucasiens, indiens, asiatiques, africains, antillais, turques, maghrébins etc… Ces rencontres quotidiennes m’ont permis d’en découvrir davantage sur ces différentes communautés avec qui nous cohabitons. En effet, en parcourant les rues du quartier de la Chapelle (XVIII ème arrondissement de Paris) j’ai pu découvrir les mets favoris des indiens, des sri-lankais; les parures que ces femmes arborent ou tout simplement, les secrets de beauté des indiennes à travers des discussions avec les vendeuses du quartier .

©Sarah Drenca

Le multiculturalisme tend donc à enrichir les connaissances de chacun d’entre nous. Le langage, lui subit une hybridation, un métissage. Si la France est un pays pluriculturel, il est évident que la langue française subisse des modifications.

Partons d’un fait tout simple. Quel est le point commun entre Niska et MHD ? Outre le fait qu’ils soient tous deux des rappeurs français d’origine congolaise pour l’un et guinéenne pour l’autre. Vous ne trouvez pas? Dans leurs chansons, ils utilisent un langage qui tire ses origines du français et de langues africaines.

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MHD
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Niska

Dans sa chanson intitulé N’ga tié abédi MHD s’imprègne du malinké (ou bambara) et du français. En effet, « N’ga tié abédi » signifie « mon gars comment tu vas? » en malinké. Tandis que Niska, lorsqu’il interprète son rap Matuidi Charo il mêle à la fois le lingala et le français notamment dans les paroles suivantes :

« Danse comme un charo, petit, ninguisa loketo* 
Donne-moi l’taro, j’vais pas t’hasba t’es vraiment paro
Paris Saint Germain, bando, Matuidi Charo
O pakoli tchoko* »

*Ninguisa loketo signifie « bouge tes reins » et *O pakoli tchoko veut dire « tu as mis de la crème éclaircissante ». La création d’un langage métisse se créée souvent par la langue maternelle qu’enseigne les parents dans le foyer outre le français, mais également par l’envie de faire valoir son côté pluriculturelle aux autres.

Prenons mon cas maintenant.

Déjà, le fait de côtoyer des personnes de divers horizons m’amène souvent à le ou la questionner sur la manière de dire tel mots dans sa langue. D’autre part, parfois des mots du lexique maghrébin s’impose à notre vocabulaire de manière involontaire ( je parle de mon cas et de mon entourage uniquement). Je m’explique, comme dit au départ j’habite une ville multiculturelle. Au collège et au lycée, ,toutes les origines se confondaient, c’est à partir de là que des mots m’ont envahi naturellement. Voici des exemples de mots très courants dans le langage métisse issue du lexique maghrébin:

  • Je suis trop zeref (énervé) j’ai loupé mon bus !
  • Beleck  (attention) à ton portable !
  • Il est au hebs (prison) là.
  • Zarma, (Genre) il a un I phone 6.

Ces mots je les ai entendues ou dit. Désormais, je crée mon propre langage qui mêle souvent au français des mots africains :

  • Elle a vimba.(gonflé en lingala, langue parlé dans les deux Congo mais employé ici dans le sens de grossir)
  • Tu l’as kouman (parler en bambara/malinké) aujourd’hui ou pas ?
  • Tu es zoba (bête en lingala) toi !

Nos fréquentations, notre entourages vont jouer sur notre langage qui peut subir une mutation.

Ça se passe chez moi

1,2,3 Rumeurs !

Kongossa*, kpakpato*, nafiguiya*, djayiriya*, songi songi*, colporteur de ragots.

Qui n’a jamais apprécié écouter les ragots ?

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© Gbich

Sources d’information souvent (trop) erronées, modifiées ou tout simplement fausses, les rumeurs nous accompagnent chaque jour que Dieu fait.

Sur les réseaux sociaux, comme on peut l’apercevoir dans l’article  « Quel média pour demain? », dans la presse ou encore à la télévision les rumeurs sont omniprésentes. Cependant, la rumeur verbale, c’est à dire la rumeur du marché qui se propage jusqu’à notre domicile est la plus dangereuse.

En effet, elle est contagieuse comme la peste.

Je dois vous faire une confidence, un aveux à vrai dire. Il y a beaucoup de rumeurs auxquelles j’ai participé…. Une d’elles à titre d’exemple m’a été racontée par ma mère comme quoi la chanteuse malienne Oumou Sangaré aurait tournée dans un film pornographique. D’ailleurs, Libération mentionne également ce ragot sur son site en 2009:

« En 2004, le «scandale Oumou Sangaré», au sujet d’un film porno dans lequel la chanteuse aurait joué, a même fait les titres des journaux locaux, en dépit de la ressemblance fantaisiste entre l’actrice et la chanteuse. Les mauvaises langues (voire les intégristes religieux, selon des rumeurs) qui ont lancé le ragot, lui reprochaient d’avoir utilisé l’argent du tournage pour s’offrir l’hôtel Wassoulou, sur la route de l’aéroport de Bamako.  » .

Deuxième cas de rumeur qui a engendré beaucoup de tristesse au sein des internautes fans des films Nollywood (dont moi) : le cas du décès de Osita Iheme.

En août dernier, on apprenait le décès de l’acteur nigérian Osita Iheme par le biais d’une rumeur rocambolesque sur la page Facebook Buzz2Stars. Sur cette page Facebook le statut  « RIP  à Osita Iheme » a été publié ainsi que sa photo… Attristée, j’ai aussitôt partagé l’information sur mon mur Facebook sans vraiment chercher à vérifier l’information tout en participant malgré moi à la propagation de cette rumeur.

Bref, c’était faux. Osita n’était pas mort.

Il avait uniquement posté une photo sur son compte Instagram où l’on pouvait voir une de ses voitures de son entreprise accidentée. L’image a certainement était mal interprétée  par les administrateur de la page Facebook « Buzz2Stars ».

Beaucoup plus grave encore, en juillet dernier à Reims, un fait divers a propagé une rumeur européenne. Une affaire de bikini mal interprétée va alimenter tout les médias de France. Une fille de 20 ans, habillée en short ainsi qu’en haut de bain fait bronzette dans un parc. Tout à coup, une altercation entre filles se propagent. Des filles lui auraient fait le reproche qu’elle soit en maillot de bain. Rapidement, un journaliste du journal local L’Union va publier un article en évoquant le terme de « police religieuse » sous prétexte que les coupables maghrébines donc musulmanes ont imposé la charia à cette jeune fille… L’article est alors partagé sur Twitter, où le hastag #policereligieuse ne cesse d’accroître. Sos Racisme également lance un hastag qui vise à soutenir la demoiselle agressée par vraisemblablement une police religieuse.

Or, d’après les dires du procureur, de la victime et des accusées il s’agissait uniquement d’ une altercation de jeunes. De plus, le journaliste en question a affirmé qu’il n’aurait pas dû employer le terme « police religieuse » car il n’y avait pas lieu d’être.

Ce qui paraît fou et tragique dans cette histoire, c’est les médias qui toujours empressés, ne font pas bien leur boulot, ne vérifie pas correctement les informations en tout cas dans le cadre de ce fait divers. Bfmtv, France 2, TF1, Le Parisien, France Info et j’en passe ont tous diffusé cette information [ une jeune fille en bikini s’est fait attaquée par des filles musulmanes ont le sait (certainement islamiste?) parce qu’elle était en maillot de bain] de manière beaucoup trop simpliste.

On apprend alors par le procureur et le témoignage de la victime que la visée religieuse n’avait pas lieu. Il s’agissait simplement d’une querelle entre filles. Cette rumeur a dépassé les frontières hexagonales, puisque des articles relatant cette histoire ont été écrites en Espagne et en Angleterre.

Et la rumeur ! Dire que cette rumeur est partie d’un article ou plutôt du journaliste.

Kongosa*, kpakpato*, nafiguiya*, djayiriya*, songi songi* : les ragots, les commérages

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Eternelles balafres : des cicatrices à ciel ouvert

L’apparence et l’homme font un depuis la nuit des temps.

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© Joana Choumali

Très vite, tout au long de notre vie on se soucie de notre apparence pour s’auto-satisfaire. Mais l’apparence ne se limite pas seulement qu’aux vêtements. Les scarifications ou les balafres font également parties de la beauté dans de nombreuses ethnies africaines. Quelles soient imposées ou volontaires, les scarifications détiennent de nombreuses significations: carte d’identité, embellissement, reconnaissance sociale, vertu mystique etc… Elles se font rare aujourd’hui car perçues comme dépassées.

De nombreuses ethnies se balafraient le visage en Afrique telles que les mossi et les ko au Burkina Faso, les yorubas au Nigéria et bien d’autres encore. Hors du continent, certains papous avec l’aide d’une lame de cutter  se scarifient le dos en forme d’écailles de crocodile pour obtenir sa force.

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Jeune tchadien de l’ethnie sara.

Les balafres pourraient en effrayées plus d’un. Mais elles racontent une histoire, une beauté. Au Burkina Faso, il y a longtemps, durant l’esclavage les hommes libres devaient être identifiés comme tel afin de ne pas être confondus avec les esclaves. Cette différenciation était mis en exergue afin que les négriers ne puissent pas les prendre en tant qu’esclave pour les envoyer en occident. Alors, chaque groupes ethniques non-libres se balafraient de manières différentes, ce qui permettait de savoir de quelle ethnie parvenaient telles ou telles personnes grâce aux différentes sortes de scarifications.

Je vous invite à regarder ce documentaire très instructif (âme sensible s’abstenir) :

Ça se passe chez moi

#JesuisNigériane

Dimanche 18 janvier 2015 a eu lieu à l’Esplanade du Trocadéro, à Paris une manifestation pour dénoncer les assassinats perpétrés par la secte Boko Haram au Nigéria.

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©LP/PHILIPPE LAVIEILLE

Comment le Nigéria, première puissance économique d’Afrique et doté d’une culture mainstream dans tout le continent peut-il être submergé d’attaques meurtrières au quotidien par une secte?

Depuis 2002 maintenant ce groupe arrache la vie d’innocents pour leur propre intérêt. Ce serait en vertu de l’islam qu’il agirait ainsi. A mon sens non. L’islam qui défend des valeurs telles que la paix, la tolérance, le partage et l’entraide ne peut être assimiler à Boko Haram. Il n’existe qu’un seul islam et non pas un islam spécifique à des criminels.

Qui leur fournit des armes? Comment un groupe d’hommes arrive-il à semer la zizanie au Nigéria et peut-être bientôt dans toute l’Afrique?

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Blaise Compaoré ou l’indétrônable détrôné.

Les Burkinabés l’ont chassé. La rue a chassé son président.

Blaise Compaoré, est aujourd’hui le président démissionnaire du Burkina Faso le fameux pays des Hommes intègresL’homme dont la longévité politique fut l’une des plus éternelles au monde : 27 ans au pouvoir! Néanmoins, d’autres dirigeants africains restent toujours éperdument assis confortablement sur leur chaise : Teodoro Obiang Nguema 35 ans de longévité à son actif ou encore son confrère Paul Biya 32 ans au pouvoir …

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Reuters

Revenons en au fait. Blaise Compaoré arrive au terme de son mandat, mais ne (re)connaissant pas la démocratie où plutôt ne l’appliquant pas assez il souhaite modifier l’article 37 de la Constitution qui l’ empêchera de renouveler son mandat.  Le 21 octobre 2014 c’est l’hécatombe, le gouvernement annonce la promulgation du projet de loi .

Aujourd’hui, le 31 octobre 2014, c’est un jour sombre et ensoleillé à Ouagadougou. Après le « printemps arabe » c’est le « printemps africain ».

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Aujourd’hui Compaoré démissionne. Le peuple a parlé : manifestations, cris, heurts ont fait éjecté du trône Compaoré l’indétrônable. Il s’est accroché au pouvoir avec triomphe mais l’épilogue reste vif. Les Burkinabés ont montré l’exemple je dirai même plus,  la voie pour l’Afrique : ne jamais cesser de manifester !

Quant à Blaise Compaoré  il n’y a que cette caricature qui peut prédire son avenir  :

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Damien Glez