La femme noire

Amour, gloire et mèches brésiliennes : le trio gagnant.

Non, je ne vais pour vous parler d’une telenovela et encore moins d’un soap opera mais bel et bien des mèches brésiliennes.

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Ces mèches brésiliennes, indiennes, malaisiennes ou encore péruviennes qu’arborent de nombreuses femmes noires, dont moi. Vous souvenez vous du montant ahurissant des dépenses de la femme noire en faux cheveux ou « extension ». Certains diront que ce mot fera plus classe. Peu importe. Ce business fait des heureux et des heureuses. D’où ce titre digne d’un feuilleton télé « Amour, gloire et mèches brésiliennes ».

Amour

Les cheveux brésiliens ou indiens sont appréciés par leur finesse et leur qualité. D’ailleurs, personnellement je ne vois pas trop la différence entre ces deux types de cheveux … Par contre, ce qui est certains c’est que dès que je vais au quartier de la Chapelle  je contemple les cheveux des sri-lankaises et des indiennes.

Amour, car que ferai-je sans mes brési ? Comme je les nomme si bien. J’exagère, je ne néglige jamais mes cheveux crépus, mais il est vrai que la tendance brésilienne m’a eu .

Gloire

Les entrepreneurs indiens et chinois qui dominent ce marché ne manquent pas de jugeote pour attirer une clientèle internationale notamment grâce aux différentes qualités de cheveux qu’ils proposent.

En effet, aujourd’hui ces cheveux sont exportés partout dans le monde. Le business ne cesse d’accroître car l’offre et la demande sont présentes.

Ne faudrait-il pas remercier le gouvernement indien pour ce business fructueux? Certainement. Auparavant, les cheveux récoltés dans les temples indiens étaient brûlés or, dans les années 90, le gouvernement a mis en place une loi interdisant de les brûler à cause de la pollution. Ainsi donc, la vente a été une excellente alternative face à cette restriction.

La femme noire

Femme noire et faux cheveux : conformisme ou aliénation?

7 milliards de dollars. C’est la somme que dépense la femme noire par an en faux cheveux selon Euromonitor International.

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Je fais partie de ces femmes. Oui, moi. Jeune femme du haut de ses 24 ans : je porte des faux cheveux.

Tissages, perruques mes vrais cheveux ont subit tout ces processus d’occidentalisation. Malheureusement, lorsque j’y pense … j’avoue dépenser beaucoup plus d’argent pour l’achat d’indiennes que de soins capillaires ( ce qui en soit est totalement absurde, je l’affirme). A vrai dire, je trouve cela pathétique le fait que je dépense des centaines d’euros en faux cheveux qui, ne m’appartiennent pas et ne m’appartiendront jamais.  Suis-je aliénée?  Ai-je perdu mon identité? images

– Aliénée, je sais pas. Par contre, j’assume le fait de porter des faux cheveux malgré les dires de certains. « C’est un véritable problème d’identité, une forme d’aliénation, un déni de sa propre personnalité. C’est l’usurpation de l‘identité de la femme noire », fustige Joseph Kounkou, sociologue.

-Conformiste, oui . Petite ma mère me coiffait avec mes vrai cheveux, puis est arrivée la période où je commençais les mèches, puis l’achat de tissage est apparu. Je devais porter des tissages pour faire comme tout le monde.

. Mais après tout chacun fait comme bon lui semble ?