La femme noire

L’excision, une fin toujours utopique.

Je me souviens du jour où j’ai compris la définition de l’ excision.

Infibulation
©Titouan Lamazou

Si ma mémoire est  bonne, c’était en fin de primaire ou début de collège. Avec ma classe,  nous étions allés au cinéma de ma ville pour voir le film Moolaadé du sénégalais Sembene Ousmane. Ce film traite de l’excision mais plus particulièrement celle commise en Afrique de l’Ouest.

Je ne vais pas vous narrer tout le scénario du film. Par contre, ce que je peux vous affirmer c’est qu’il y a une scène qui m’a bouleversé voire meurtri le cœur. C’était une scène où des femmes âgées arborant des tenues rouges et des colliers similaires marchaient d’une marnière déterminée afin de récupérer des fillettes pour les exciser. Juste pour honorer la tradition.

Les exciseuses qui m'ont fait pleuré les voilà !
Les exciseuses qui m’ont fait pleuré les voilà !

                    Le film à voir ici pour connaître la suite… 

Malheureusement, encore aujourd’hui cette pratique perdure à cause de deux facteurs : social et culturel. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), 130 millions de femmes et filles ont subi l’excision.

Qu’est ce que l’excision ? Pour Excision parlons en  l’excision:

« recouvre toutes les interventions incluant l’ablation partielle ou totale des organes sexuels externes de la femme ou autre lésion des organes sexuels féminins. »

Pourquoi l’excision a-t-elle autant du mal à se stopper? Je pense que se sont les mentalités qui demeurent figées malgré les énormes campagnes de sensibilisation mises en place par des associations et des ONG.

Si je rédige ce billet, c’est aussi parce qu’après avoir lu le livre Le Pacte d’Awa truffé de témoignages relatant de près ou de loin l’excision je me suis dit que je devais mettre en lumière cette mutilation barbare sur ce blog. Les excisées témoignent à cœur ouvert de leur passé qui hante désormais leur présent. Durant la lecture du premier chapitre, une phrase à la page neuf m’a interpellé :

« [… ] les enfants naissent tous androgynes, à la fois fille et garçon. Pour devenir femme et homme, il faut passer par une pratique symbolique de purification : on enlève la part masculine de la part féminine en coupant son prépuce. ».

C’est Sophie qui raconte ça. Malienne, issue de l’éthnie dogon, Sophie s’est faite excisée à l’âge de huit ans sous pression sociale car pour appartenir à sa communauté, les filles doivent impérativement se faire exciser.

 

4 commentaires sur “L’excision, une fin toujours utopique.

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