Ça se passe chez moi

1,2,3 Rumeurs !

Kongossa*, kpakpato*, nafiguiya*, djayiriya*, songi songi*, colporteur de ragots.

Qui n’a jamais apprécié écouter les ragots ?

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© Gbich

Sources d’information souvent (trop) erronées, modifiées ou tout simplement fausses, les rumeurs nous accompagnent chaque jour que Dieu fait.

Sur les réseaux sociaux, comme on peut l’apercevoir dans l’article  « Quel média pour demain? », dans la presse ou encore à la télévision les rumeurs sont omniprésentes. Cependant, la rumeur verbale, c’est à dire la rumeur du marché qui se propage jusqu’à notre domicile est la plus dangereuse.

En effet, elle est contagieuse comme la peste.

Je dois vous faire une confidence, un aveux à vrai dire. Il y a beaucoup de rumeurs auxquelles j’ai participé…. Une d’elles à titre d’exemple m’a été racontée par ma mère comme quoi la chanteuse malienne Oumou Sangaré aurait tournée dans un film pornographique. D’ailleurs, Libération mentionne également ce ragot sur son site en 2009:

« En 2004, le «scandale Oumou Sangaré», au sujet d’un film porno dans lequel la chanteuse aurait joué, a même fait les titres des journaux locaux, en dépit de la ressemblance fantaisiste entre l’actrice et la chanteuse. Les mauvaises langues (voire les intégristes religieux, selon des rumeurs) qui ont lancé le ragot, lui reprochaient d’avoir utilisé l’argent du tournage pour s’offrir l’hôtel Wassoulou, sur la route de l’aéroport de Bamako.  » .

Deuxième cas de rumeur qui a engendré beaucoup de tristesse au sein des internautes fans des films Nollywood (dont moi) : le cas du décès de Osita Iheme.

En août dernier, on apprenait le décès de l’acteur nigérian Osita Iheme par le biais d’une rumeur rocambolesque sur la page Facebook Buzz2Stars. Sur cette page Facebook le statut  « RIP  à Osita Iheme » a été publié ainsi que sa photo… Attristée, j’ai aussitôt partagé l’information sur mon mur Facebook sans vraiment chercher à vérifier l’information tout en participant malgré moi à la propagation de cette rumeur.

Bref, c’était faux. Osita n’était pas mort.

Il avait uniquement posté une photo sur son compte Instagram où l’on pouvait voir une de ses voitures de son entreprise accidentée. L’image a certainement était mal interprétée  par les administrateur de la page Facebook « Buzz2Stars ».

Beaucoup plus grave encore, en juillet dernier à Reims, un fait divers a propagé une rumeur européenne. Une affaire de bikini mal interprétée va alimenter tout les médias de France. Une fille de 20 ans, habillée en short ainsi qu’en haut de bain fait bronzette dans un parc. Tout à coup, une altercation entre filles se propagent. Des filles lui auraient fait le reproche qu’elle soit en maillot de bain. Rapidement, un journaliste du journal local L’Union va publier un article en évoquant le terme de « police religieuse » sous prétexte que les coupables maghrébines donc musulmanes ont imposé la charia à cette jeune fille… L’article est alors partagé sur Twitter, où le hastag #policereligieuse ne cesse d’accroître. Sos Racisme également lance un hastag qui vise à soutenir la demoiselle agressée par vraisemblablement une police religieuse.

Or, d’après les dires du procureur, de la victime et des accusées il s’agissait uniquement d’ une altercation de jeunes. De plus, le journaliste en question a affirmé qu’il n’aurait pas dû employer le terme « police religieuse » car il n’y avait pas lieu d’être.

Ce qui paraît fou et tragique dans cette histoire, c’est les médias qui toujours empressés, ne font pas bien leur boulot, ne vérifie pas correctement les informations en tout cas dans le cadre de ce fait divers. Bfmtv, France 2, TF1, Le Parisien, France Info et j’en passe ont tous diffusé cette information [ une jeune fille en bikini s’est fait attaquée par des filles musulmanes ont le sait (certainement islamiste?) parce qu’elle était en maillot de bain] de manière beaucoup trop simpliste.

On apprend alors par le procureur et le témoignage de la victime que la visée religieuse n’avait pas lieu. Il s’agissait simplement d’une querelle entre filles. Cette rumeur a dépassé les frontières hexagonales, puisque des articles relatant cette histoire ont été écrites en Espagne et en Angleterre.

Et la rumeur ! Dire que cette rumeur est partie d’un article ou plutôt du journaliste.

Kongosa*, kpakpato*, nafiguiya*, djayiriya*, songi songi* : les ragots, les commérages

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